Films musique à l’image
« Composer pour l’image est pour moi à la fois un espace de recherche musicale, de relation à l’image, et un espace de collaboration à construire. C’est aussi une joie de fabriquer ensemble un projet, une relation, un film. La musique est une force sensible profonde. Elle doit parfois se faire discrète autant que déterminante, capable d’accompagner une narration, de déplacer ou de hanter un regard, ou de faire exister un temps propre au film. C’est cette relation vivante et organique entre image, son et perception qui nourrit aujourd’hui mon désir de composer de la musique pour des films.
Mon écriture musicale est minimale, parfois réduite à peu de matière, mais toujours pensée dramaturgiquement. Là où la musique est fréquemment convoquée pour ajouter de la force ou de l’intensité, je m’intéresse aussi à ce qu’elle peut fragiliser, rendre plus intérieur, plus sensible, plus perceptif. Je ne compose pas de musique orchestrale au sens classique, mais les mouvements orchestraux m’inspirent profondément. Je travaille avec des gestes simples, des textures, des épaisseurs de son et des silences, en cherchant toujours de quelle manière – et à quel endroit ou moment dramaturgique – la musique peut agir.
Le documentaire a été mon premier terrain d’apprentissage. Il m’a appris à écouter le film avant de vouloir le commenter, à composer à partir de ce qui est déjà là : les images, les voix, la lumière, les durées, les silences captés dans le réel.
Cette attention structure aujourd’hui toute ma manière de travailler. Je compose en dialogue étroit avec le ou la réalisateur·rice, en cherchant à comprendre son intention, sa grammaire et la manière dont le film s’adresse au spectateur. Mon imaginaire est nourri par un cinéma d’auteur international attentif aux formes, aux durées et aux régimes de perception : des films où la musique et le son participent pleinement de l’expérience sensible, comme chez Apichatpong Weerasethakul ou Martine Syms, et, dans un autre registre, The Revenant d’Alejandro G. Iñárritu, pour sa manière de faire du paysage, du corps et du son des éléments dramaturgiques à part entière.
J’aime les films qui prennent le temps, qui laissent place à l’incertitude, à la sensation et à la transformation. »
CINÉMA, TV – MUSIQUE ORIGINALE
2026 (en développement)
Le Sein, court métrage de fiction de Nathalie Abdelnour
2024
Les filles de ma mère, long métrage documentaire de Zoé Liénard
La chambre aux fresques
2023
Les échappées, documentaire de Zoé Liénard
France 3 National – L’Heure D
2022
Convention citoyenne – Démocratie en construction, documentaire de Naruna Kaplan de Macedo
Arte / Les Films d’Ici
2021
Chronique d’une élection masquée, documentaire de Naruna Kaplan de Macedo
Coproduction Les Films d’Ici / Les Alchimistes
2014
About Emptiness, film d’artiste de Sisi Kaplan
Lowave
Diffusion internationale :
Nimman Film Festival (Chiang Mai)
KLEX – Kuala Lumpur Experimental Film Festival
Filmwinter (Stuttgart), Interstitium (Singapour)
PROJETS TRANSVERSAUX – MUSIQUE ET VIDEO
2020 48ème parallèle, récit chorégraphique et vidéo de Sylvain Prunenec (Dispositif scénique danse, musique et vidéo) L’Imaginaïre, Lussas – Format Danse
2013 Split Second, projet live musique et cinéma avec Stefano Canapa Festival International du Film de Rotterdam 25FPS – Festival international du film expérimental (Zagreb)
SELECTIONS / DIPOSITIFS / BOURSES
2026
Sélection, dispositif 3ème personnage (MCM Marseille)
Développement de deux projets de musique à l’image
2026
2025
Bourse SACEM, compositeur en résidence
CERC Pau
2021
Être milieu des milieux de Sylvain Prunenec avec Sophie Laly et Ryan Kernoa
Lauréat appel à projets Corps, espaces sensibles
Domaine de Kerguéhennec